Partout au Québec, il y a des personnes qui sont là pour aider les itinérants qui n’ont aucun logis et de revenu. Dans les basses Laurentides, il y a une pénurie de travailleurs de rue et ils font tout en leur pouvoir pour aider des personnes qui ne peuvent subvenir seules à leurs besoins.
Pour aider les sans-abri, certains organismes aident les intervenants. Centraîde et Revenu Québec sont les deux principaux, qui s’occupent de verser un petit montant pour les organismes de charité comme la soupe quotidienne, à la cathédrale de Saint-Jérôme.
Pour Robert Taylor, la (soupecafé rencontre) est un moyen pour aider les personnes démunies. « Non seulement ils mangent bien, mais il y a également de l’écoute. Parfois cette écoute est plus importante pour eux qu’un bol de soupe. » Il prend tout son temps et son énergie pour rendre une vie plus agréable au gens qui en n’ont vraiment besoin. Malheureusement, il ne peut tout faire seul.
Lucie Ouimet fait des interventions avec les itinérants qui ont un problème d’alcool ou de drogue. Son métier est très dur, car elle ne sait jamais à quoi s’attendre avec ces gens. « Nous pouvons aider des personnes plusieurs fois dans une semaine et elles aiment, mais parfois quand elles sont en manque de drogue, leur caractère peut changer du jour au lendemain », dit-elle. « J’ai risqué ma vie plus d’une fois, quand quelqu’un qui possède une mauvaise manie en prenant des stupéfiants et qu’il ne lui en reste plus, il peut devenir agressif. De plus, je le fais gratuitement, car aider un sans-abri pour moi , c’est gagner le million », réplique-t-elle. Ceci est un fait flagrant, ceux qui exercent ce métier risquent gros, ils risquent leur vie pour en aider d’autres.
Certaines personnes qui travaillent dans ce domaine ont étudié en psychologie ou en sociologie comme madame Ouimet, mais d’autres personnes ont eux un choc qui les a changées et poussées dans cette profession. Léa Maurice, âgée de 21 ans, est une travailleuse de rue depuis 3 ans déjà. Elle a été marquée par un événement assez pénible. « Quand j’avais 3 ans, mes parents se sont séparés, ma mère est partie sans laisser de trace. Puis 9 ans plus tard, il était environ 19 heures du soir en plein mois de juin, mon père et moi marchons sur le trottoir et tout à coup, mon père se fige. Il regarde une personne et verse quelques larmes. Il me montre cette personne et me dit qu’il s’agit de ma mère. Alors, je me précipite vers cette dame et saute dans ses bras. Elle me rejette et dit qu’elle n’a jamais eu d’enfant. Elle est partie et depuis ce temps je suis marquée. Si bien que, dès l’âge de raison, j’ai aidé les personnes itinérantes et si je peux aidé et retrouver ma mère je le ferai toute ma vie. » Ce choc, qu’elle a eu, il y a 8 ans, lui sert de motivation pour aider les sans-abri. Elle a été à la 5e édition de la nuit des sans-abri à Saint-Jérôme le 19 octobre dernier.
Cette nuit est reconnue dans tout le Québec, 23 villes sont associées à cet événement annuel comme Granby, Montréal, Laval, Gatineau et Sherbrooke. Julien Benca, étudiant au CÉGEP de Saint-Jérôme, était au rendez-vous. Il mentionne que les jeunes adultes ne se soucient pas assez des sans-abri et que certaines personnes rient même d’eux. Il a entièrement raison car, même s’ils vivent dans la rue, ils ont des sentiments, ils sont nos semblables et il méritent d’être traité avec respect.
Jacques est un sympathique itinérant de Saint-Adèle. Il parcourt les rues à la recherche d’objets qu’il utilise pour se fabriquer une petite demeure ou s’abriter pendant l’hiver. « Je suis à Saint-Adèle depuis 1 ans seulement. Avant, j’habitais avec mon ami dans le métro de Montréal et j’étais heureux d’une certaine façon. On était deus à se soutenir. Il est maintenant mort, il s’est fait attaquer par une gang de « punk ». Les policiers sont venus le voir et ils ont refusé d’appeler une ambulance parce qu’il ne possédait aucune carte d’assurance maladie. Je trouve ça vraiment horrible », mentionne-il en ayant un pincement au cœur.
Personne ne doit être indifférent à ce problème. Les travailleurs de rue font un excellent travail, mais ils ne sont pas assez nombreux pour les aider. De plus, le manque de budget leur nuit énormément. C’est un cercle vicieux. Ces pauvres gens n’ont rien. On essaie de les aider du mieux qu’on peut, mais personne ne veut donner des subventions pour les aider. Les plus démunis restent encore discriminés par les plus riches. Certaines personnes risquent leur vie pour les aider, mais ils aiment leur travail. Ils se donnent corps et âme pour une personne qu’ils ne connaissent même pas. Ils font un travail pénible dans un sens, car c’est triste de les voir dans la misère. Les années se suivent et se ressemblent pour eux, car il est très dur de quitter la rue, quand il ne reste plus d’espoir.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire